Les commerces
de proximité veulent vivre... et non plus survivre
Vidéo-interview de Robert Bouchard
Secoués par la crise
économique et financière, malmenés par l'implantation croissante
de pôles commerciaux dans le département, concurrencés par le développement
des hard discount, les petits commerces regardent vers l'avenir
avec inquiétude... C'est dans
ce contexte que s'est créé, en 2007, sur fond de projet d'implantation
d'un village des marques au Cannet des Maures, le Collectif de Défense
des Commerçants et Artisans, de la région PACA, sous la présidence
de Stéphane Iseppi, association ARCOR de Saint Raphaël. Son
objectif peut se résumer succintement : comment aider les
commerçants et artisans à reprendre confiance et à faire face efficacement
aux multiples problèmes et menaces qui pèsent sur leurs activités
réciproques. La feuille de route se devise schématiquement en deux
parties : faire entendre la voix du collectif au sein des collectivités
territoriales pour l'élaboration de tout projet pouvant avoir
une incidence sur le développement de ce secteur d'activité économique,
mais aussi voir de quelle façon commerçants et artisans peuvent
prendre leur destin en main en mettant en place diverses actions
de terrain pour inciter les consommateurs à retrouver le chemin
des centres urbains plutôt que celui des grandes surfaces périphériques.
C'est dans les locaux de la société d'aide
à domicile de Elsa Faurel, "Saisir le Jour, au Muy, que nous
avons rencontré Robert Bouchard, secrétaire général du Collectif,
ainsi que Stéphane Barret,
membre de l'Association Muyoise des Artisans et Commerçants.
Le premier a détaillé l'ensemble des difficultés
auxquelles se heurtent, notamment, les commerces de proximité, quels
que soient leurs lieux d'implantation, avant de livrer diverses
pistes pour aider ceux-ci à repartir de l'avant, tandis que Stéphane
Barret a, de son côté, livré en exemple la situation des commerçants
et artisans muyois, coincés entre les pôles d'attraction commerciale
forts situés d'un côté à Draguignan et de l'autre à Fréjus Saint-Raphaël.
L'un et l'autre appelant à une sorte
de "mobilisation générale" des intéressés, faute de quoi,
comme l'a indiqué Robert Bouchard, "nous serons enterrés
vivants"...